Le mot du président

  

Discours d’investiture du président Daniel CORNAILLE.

21 avril 2016

 

Mes chers collègues, merci ! Merci du fond du cœur pour la confiance que vous venez de me témoigner par ce vote.

 

Cette mandature, si importante et singulière dans le contexte actuel, nous allons la réussir tous ensemble, et je vous assure de mon implication et de mon engagement plein et entier au service du Conseil, à votre service…

 

Je souhaiterais, avant toute autre chose, que nous souhaitions la bienvenue dans notre assemblée à nos collègues en charge du secteur de l’environnement. Leur présence et leur participation active nous seront, bien évidemment, très précieuses et, en ce sens, la nouvelle dénomination de notre instance, le CESE, est parfaitement justifiée.

 

Ainsi, après une période blanche d’une année, le CESE reprend du service et notre première tâche, dès demain, sera de relancer la machine en constituant les différentes commissions, lors d’une séance plénière qui pourrait se tenir le jeudi 28 avril prochain, ici-même, à 9 heures.

 

Ces commissions, véritables chevilles ouvrières de nos expertises, devront être animées par des présidents particulièrement motivés, sérieux, disponibles et efficaces, dans la continuité du travail réalisé par nos prédécesseurs auxquels je souhaiterais d’ailleurs rendre hommage.

 

Nous nous devons de faire aussi bien qu’eux, et même davantage, en communiquant le plus possible sur nos actions, et ainsi convaincre chacun de la place incontournable de notre institution en tant que force de proposition, au sein du système institutionnel et démocratique de notre si cher pays.

 

 

Jacques LEGUERE, Bernard Paul, Robert LAMARQUE, Yves TISSANDIER, et bien sûr leurs équipes respectives, ont largement œuvré pour l’intérêt général, même si leurs résultats n’ont pas toujours été appréciés à leur juste valeur.

 

C’est donc à nous aujourd’hui qu’il revient d’unir nos talents et nos savoir-faire pour analyser les textes qui nous seront soumis, de tel sorte qu’ils soient réellement adaptés aux multiples spécificités locales. C’est cela, le principal défi à relever et à remporter.

 

Aujourd’hui, avec une équipe renouvelée, nous devons nous atteler, aussi rapidement que possible, aux tâches pour lesquelles nous avons été mandatés. Nos avis et nos vœux devront répondre aux attentes, à la fois, de nos responsables élus et de la population.

 

Pour y parvenir, nous devons rester unis, malgré nos différences et nos éventuelles divergences. Nous devons rester solidaires, en toutes circonstances. Nous devons rester motivés et exemplaires.

 

Notre assemblée ressemble à un magnifique laboratoire du vivre-ensemble ; à un groupe composé de personnalités aux convictions parfois diamétralement opposées et pourtant – j’en suis convaincu- qui sauront travailler et réfléchir ensemble, au nom de l’intérêt général. C’est en tout cas, mon vœu le plus cher.

 

Face aux grands enjeux auxquels la Nouvelle-Calédonie est désormais confrontée et face à ceux qu’elle aura encore à surmonter demain, nous devons absolument agir de manière responsable. Comme vous le savez bien, les grands enjeux de société ne manquent pas : la transition énergétique, la réforme du code du travail, l’élaboration du plan de santé calédonien et bien d’autres encore ! Je suis convaincu que nous saurons remporter ces défis, au travers, notamment, des lois de pays et délibérations préparées et votées au profit de l’ensemble de la population de ce pays.

  

Dans ce cadre, une bonne et saine gestion du CESE me semble indispensable, au regard de la situation budgétaire et financière délicate de la Nouvelle-Calédonie. Nous devons, nous aussi, participer à l’effort général en pratiquant chaque jour une gestion rigoureuse, et en supprimant les dépenses inutiles et le gaspillage éventuel. J’y veillerai personnellement. Il en va de notre crédibilité et de notre exemplarité. Les fonds publics sont le produit de ceux qui travaillent ; ils ne nous appartiennent pas, et nous devons les utiliser de manière raisonnée.

 

Ainsi, les commissions devront nécessairement travailler davantage mais avec moins de moyens. Ce qui doit guider notre action, c’est le respect du principe de l’intérêt général, dans une neutralité absolue, pour identifier toutes les solutions visant à simplifier et à améliorer la vie de tous, dans le cadre légal.

 

De manière plus générale, nous continuerons d’entretenir des relations étroites avec nos homologues et voisins tahitiens, wallisiens, nos amis ultramarins et métropolitains en tirant profit de leur expérience sur des problématiques similaires aux nôtres.

 

Il est temps de se remettre au travail. Notre formidable équipe administrative dirigée de main de maître par François-Paul BUFNOIR, notre secrétaire général, est à présent à votre service pour vous orienter et vous aider à accomplir vos missions. Ils sont tous là pour nous permettre d’obtenir les résultats que tous attendent.

 

Je suis persuadé que nous allons réussir et qu’avec toutes les personnalités réunies dans cet hémicycle, le CESE a tous les atouts en mains pour démontrer à tous ceux qui nous ont fait confiance, qu’ils avaient raison de le faire.

 

Mes chers collègues, je vous remercie pour votre engagement et votre implication à venir, et je vous souhaite « bon courage ».